Aoste (38) – Contournement d’Aoste

Aoste (38) – Contournement d’Aoste

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

01 avril - 10 août 2017

Fouille préventive

Antiquité

DATE : 01 avril - 10 août 2017

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Antiquité

Dans le cadre du contournement routier d’Aoste (Isère), une fouille d’archéologie préventive a permis de dévoiler un pan de l’histoire des marges occidentale et méridionale du vicus Augustus, depuis ses origines jusqu’à la fin de l’Antiquité.

Si les premières fréquentations du site sont d’époque gauloise, la première véritable occupation, qui date des années 20 av. J.-C., se rapporte véritablement au développement de l’agglomération antique avec la mise en place d’aménagements artisanaux associé à un aqueduc en bois, particulièrement bien conservé, qui alimentait en eau probablement le centre du vicus. 

Dans le courant du Ier s. ap. J.-C., l’habitat se développe dans deux secteurs du site. Il s’agit là encore des bâtiments liés à l’artisanat du métal mais aussi à la production de céramiques.

Au début du siècle suivant, une importante phase d’urbanisme se développe au nord et au sud du site. Au nord, un vaste quartier est construit en bordure d’une voie. Il s’agit de trois îlots d’habitation séparés par des ruelles et ouverts sur des portiques. Une place est également aménagée. Le plan général de ce quartier associé au mobilier retrouvé renvoie vers des espaces économiques. Au sud, un autre quartier est construit également en bordure de deux voies. Les éléments récoltés dans ce secteur plaident en faveur de petits entrepôts. Entre ces deux zones d’habitat, se développe une zone humide très certainement exploitée durant cette période. Les analyses paléoenvironnementales permettent d’appréhender les interactions entre l’Homme et ce milieu. L’ensemble des quartiers sont progressivement abandonnés au cours du IIIe s.

Il faut attendre le début du IVe s. pour connaître une nouvelle fréquentation se matérialisant par une réoccupation des lieux. Cette dernière est, entre autres, illustrée par la présence d’un important dépôt monétaire trouvé à l’intérieur d’une amphore complète. Il faut également signaler l’existence d’une petite zone funéraire.

L’ensemble de ces découvertes confirme bien le rôle économique qu’avait le vicus dans la cité de Vienne, aux confins de la Gaule Narbonnaise. De plus, il s’agit de la première opération archéologique qui permet véritablement de comprendre l’évolution topographique de cette agglomération antique.


Tony Silvino, août 2017.