Bar-sur-Aube (10) − Chasse-Grêle

Bar-sur-Aube (10) − Chasse-Grêle

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

17 mai - 27 mai 2016

Fouille préventive

Protohistoire, âge du Bronze final, période gallo-romaine.

DATE : 17 mai - 27 mai 2016

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Protohistoire, âge du Bronze final, période gallo-romaine.

L’opération réalisée à Bar-sur-Aube, au lieu-dit Chasse-Grêle , a été motivée par le projet de construction d’un bâtiment viticole pour le compte de la société MHCS.

La commune se situe dans la région Grand Est, département de l’Aube, à 52 km à l’est de Troyes. Elle est traversée par deux cours d’eau, l’Aube et la Bresse, dont la confluence dessine une vallée large d’environ 1 ,5 km et orientée sud-est − nord-ouest. L’emprise de fouille se situe au nord de la commune, dans une zone peu urbanisée, légèrement en retrait de la route départementale RD 73. Son altitude moyenne est de 1 69 m NGF.

L’opération a permis la mise au jour de 87 structures sur une surface de 0,25 hectare. Du fait de la rareté du matériel conservé, peu d’entre elles ont pu être précisément calées chronologiquement : quatre sont attribuées à la protohistoire ancienne, trois à La Tène finale ou à la période gallo-romaine, une à l’époque médiévale ou moderne et une à la période moderne ou contemporaine. Le corpus céramique est extrêmement réduit et le substrat n’a pas permis une conservation adéquate des charbons. Sur l’ensemble des structures enregistrées, seules 31 sont anthropiques.

Trois bâtiments rectangulaires sur six poteaux ont été mis au jour. Ils sont de dimensions proches, oscillant entre 1 6 et 21 m2 de surface. Leur orientation est sensiblement identique : nord-ouest − sud-est à nord- nord-ouest − sud-sud-est. Leur architecture et leurs dimensions nous invitent à les définir comme des greniers. Les UA 01 et 03 sont attribuées à la protohistoire ancienne, avec peut-être une attribution chronologique au plus tard à l’âge du Bronze final pour l’UA 03.

Cette fouille, bien que de faible surface, a mis en évidence une occupation dont les indices pour cette période étaient jusqu’à présent peu nombreux sur le territoire de la commune.


Delphine Ravry, février 2017.