Chatelaillon-Plage (17) – Colline d’Angoute – Phase 3

Chatelaillon-Plage (17) – Colline d’Angoute – Phase 3

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

21 janvier - 19 avril 2019.

Fouille préventive

Âge du Bronze, Antiquité, Contemporain.

DATE : 21 janvier - 19 avril 2019.

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Âge du Bronze, Antiquité, Contemporain.

Les fouilles menées sur le site de la Colline d’Angoute III sur 3.2 hectares ont été réalisées par le bureau d’études Éveha sous la responsabilité de Edouard Veau. Elles interviennent dans le cadre du projet d’aménagement d’un lotissement, extension vers l’est du lotissement existant.

 

Les investigations archéologiques ont permis de mettre au jour un ensemble de structures (trous de poteau, fosses…) laissant envisager l’hypothèse d’un habitat installé à proximité d’une zone d’extraction de plaquettes calcaires. Les unités architecturales se caractérisent par des architectures sur 8 poteaux (avec 2 poteaux faîtiers) dessinant des plans rectangulaires d’une superficie moyenne de 65 m². Seul un ensemble présente une architecture sur parois porteuses sans poteaux centraux. Les trous de poteaux, visibles sur une profondeur comprise entre 50 centimètres et 1 mètre, ont révélé pour la plupart la présence d’un négatif dont le comblement a livré des restes céramiques, lithiques, anthracologiques. Ces bâtiments, de grandes dimensions, sont espacés de 40 mètres les uns des autres et sont tous orientés nord-ouest / sud-est. Au nombre de 4, ces ensembles pourraient être interprétés comme des structures d’habitat. En parallèle, plusieurs unités sur 4 poteaux correspondent vraisemblablement à des structures de stockage ou des bâtiments annexes.

Le peu d’élément mobilier ramassé semble être cohérent avec une attribution chronologique à l’âge du Bronze. Les analyses 14C ainsi que les études des spécialistes permettront de préciser la période d’occupation.

En plus des vestiges protohistoriques, un parcellaire probablement antique a pu être étudié ainsi qu’un ancien chemin (potentiellement antique lui aussi).

En partie sud de l’emprise, le décapage a permis la mise au jour de structures bien plus récentes puisqu’il s’agit d’une position allemande datée de la 2nde Guerre Mondiale. Plusieurs ensembles de tranchées et abris ont été fouillés révélant 2 états d’installation. Un premier visiblement tourné vers la côte, recoupé dans un second temps et transformé en ligne défensive beaucoup plus marquée et tournée cette fois vers le continent (itinéraire des alliés lors de la libération de la poche de La Rochelle).

 

Les études du mobilier et des données récoltées se poursuivent actuellement et permettront d’affiner nos connaissances de ce site et de son occupation.


Édouard Veau, avril 2019.