Divonne-les-Bains (01) – Les Abergements

Divonne-les-Bains (01) – Les Abergements

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

30 mars - 24 avril 2015

Fouille préventive

Haut-Empire, époque contemporaine.

DATE : 30 mars - 24 avril 2015

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Haut-Empire, époque contemporaine.

À l’occasion de la création d’un complexe de 56 logements aux portes orientales de la ville de Divonne-les-Bains dans l’Ain, le tracé de l’aqueduc de Nyon a de nouveau été repéré au niveau du lieu-dit les Abergements, entraînant la réalisation d’une fouille préventive, qui a eu lieu en avril 2015. Au cours de cette opération, située à environ 1,2 km de l’origine présumée de l’ouvrage, le specus a été dégagé sur 72 m de long. Une seule portion voûtée, épargnée des labours grâce à la présence d’une limite parcellaire, subsiste sur une longueur d’environ 1 m. Sur d’autres portions du tracé, les parements ont été plus ou moins largement récupérés ou détruits, notamment dans la partie amont, à l’ouest, où seul le radier est conservé. Un regard a pu être mis en évidence au milieu de la fenêtre de fouille. La construction fait appel à des matériaux locaux, bien spécifiques pour chaque partie de la maçonnerie : moellons en calcaire marneux barrémiens et galets morainiques équarris pour les piédroits, gros galets pour la première assise de la voûte, elle-même constituée pour partie de claveaux en calcaire Hauterivien, dit de Mussy. Le mortier utilisé pour lier les moellons s’est totalement dégradé et ne subsiste qu’au niveau de la voûte, hors d’eau, et sous forme de fantôme sableux dans les piédroits. Aucun équipement d’étanchéification du specus n’a été observé. Plutôt qu’une spoliation, on suppose que cette portion de l’aqueduc, traversant des terrains totalement imperméables, n’a pas nécessité un tel soin. Le radier est en l’occurrence constitué d’un béton simple, totalement dégradé, et riche en pierres et galets, sur lequel pouvaient avoir été posées des dalles en terre cuite, dont il ne reste néanmoins aucun témoignage. La pente moyenne observée sur le tronçon est d’environ 0,30 %, alors que le tracé suit plus ou moins les courbes de niveau.

Le reste de l’emprise décapée, envisagée receler d’éventuelles traces du chantier de construction, n’a finalement livré que des fossés et des drains d’époque moderne à contemporaine, destinés à évacuer l’eau de ruissellement que le substrat morainique imperméable ne laisse pas s’infiltrer.


Thierry Argant, novembre 2015.