Erbray (44) − Le Bignon

Erbray (44) − Le Bignon

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

13 janvier - 8 février 2016

Fouille préventive

Âge du Fer, La Tène.

DATE : 13 janvier - 8 février 2016

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Âge du Fer, La Tène.

Le projet d’extension du parc d’activité du Bignon a conduit la prescription par le service archéologique des Pays-de-la-Loire d’un diagnostic archéologique sur une emprise de 4,5 ha. Celui-ci est réalisé par Dominique Doyen (Inrap Grand-Ouest) en avril et mai 2015. Les résultats positifs de ce diagnostic ont mis en évidence les indices d’une occupation protohistorique, possiblement liée à un habitat dit ouvert daté de La Tène moyenne.

La fouille du site du Bignon a été menée en janvier 2016 sur une surface de 6 275 m2. L’objectif principal de cette opération était la caractérisation de cet habitat dans un secteur où les exemples d’occupation de La Tène moyenne sont inexistants. Les vestiges mis au jour se sont révélés particulièrement lacunaires et mal conservés. Probablement liés à du parcellaires, deux fossés rectilignes traversent de part en part le site dans sa partie sud. La rareté du mobilier tend tout de même à localiser ces structures au second âge du Fer. Les vestiges archéologiques se concentrent dans la moitié nord-est du site. Un probable bâtiment sur tranchées ainsi qu’un bâtiment sur 5 poteaux ont pu être identifiés. Les concentrations de structures suggèrent d’autres aménagements qui n’ont pas pu être discernés.

L’attribution chronologique du site se base principalement sur les datations radiocarbones réalisées sur les tranchées de fondations et des structures adjacentes, ainsi que sur les zones de concentrations de vestiges tels que trous de poteau et fosses. Ces analyses placent le début de l’occupation dès le V e siècle avant J.-C. L’indigence du mobilier céramique, en particulier des éléments datants, n’a pas permis de préciser la chronologie de l’histoire de ce site. Quelques éléments attribués à La Tène moyenne et retrouvés dans les comblements d’une fosse et de deux trous de poteau présupposent un abandon du site à cette période. Toutefois, la concentration des structures sur une bande orientale du site autorise l’hypothèse d’une occupation (peut-être plus tardive ?) se développant vers l’est, en dehors des limites faisant l’objet de cette étude.


Marine Gourmelon, mars 2017.