Fareins (01) – ZAC Parc d’activités de Montfray – zone E

Fareins (01) – ZAC Parc d’activités de Montfray – zone E

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

16 septembre - 31 octobre 2013

Fouille préventive

Antiquité.

DATE : 16 septembre - 31 octobre 2013

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Antiquité.

L’aménagement du Parc d’activités de Montfray à Fareins (Ain) a engendré une nouvelle fouille d’archéologie préventive sur une parcelle localisée à l’extrême est de l’emprise du projet (zone E). L’opération, confiée à la société Éveha, a concerné une surface de 4 200 m2. Cette nouvelle intervention a mis en évidence deux occupations antiques successives, ainsi qu’un ensemble de structures marginales attribuées à une période plus récente.

La première occupation comprend un probable enclos fossoyé à l’intérieur duquel a été aménagée une série de foyers excavés à plan rectangulaire ainsi qu’un ensemble de fosses. Ces structures de combustion, orientées est-ouest, sont relativement bien conservées et leur destination exacte s’avère indéterminée. L’absence d’élément probant dans leur comblement et à leur périphérie ne permet pas d’établir leur fonction. Il convient de signaler que ce type de structure abonde sur les sites ruraux régionaux. Toutefois, les interprétations restent parfois hasardeuses et risquées. L’étude du mobilier céramique, associée aux résultats des analyses radiocarbone effectuées sur les charbons de bois des foyers, place cette occupation au cours du IIe s. ap. J.-C. Cette première phase témoigne d’une exploitation ou d’une mise en valeur du terrain. Elle est contemporaine de la zone funéraire située à 300 mètres plus à l’ouest.

Une restructuration de la parcelle est ensuite attestée au plus tard au milieu du IIIe s. Elle se résume à l’aménagement de deux mares abreuvoirs pour le bétail et de structures d’assainissement (puisards, fossés, etc.). Un petit enclos est également visible en limite de la parcelle. Cette installation, très certainement à fonction agro-pastorale, est desservie par un chemin dont seuls les fossés bordiers nous sont parvenus. L’ensemble de ces aménagements a livré des lots importants de mobiliers, mêlant aussi bien des éléments de la vie quotidienne (céramiques, amphores, verre, monnaie, etc.) que des éléments de construction (tuiles, galets et moellons) qui accréditent l’existence d’un établissement à proximité immédiate. Il faut également signaler la présence d’objets datables du Néolithique et de l’âge du Bronze en position résiduelle.

Les vestiges découverts à l’occasion de cette opération sont assez modestes. Ils témoignent néanmoins d’une mise en valeur agro-pastorale en bordure d’un établissement rural du Haut-Empire.


Tony Silvino, septembre 2014.