Jarnac (16) − Les Grands Champs, Avenue de l’Europe

Jarnac (16) − Les Grands Champs, Avenue de l’Europe

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

30 mai - 01 juillet 2016

Fouille préventive

Antiquité, Haut-Empire, Moyen Âge, Époques moderne et contemporaine.

DATE : 30 mai - 01 juillet 2016

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Antiquité, Haut-Empire, Moyen Âge, Époques moderne et contemporaine.

Une fouille préventive a été réalisée à Jarnac, au lieu-dit Les Grands Champs, par le bureau d’études Éveha, dans le cadre du projet d’aménagement d’un centre d’incendie et de secours et d’une école départementale du feu.

L’opération, qui fait suite à deux diagnostics archéologiques, a débuté le 30 mai 2016 pour se terminer le 1 er juillet. Elle a porté sur une surface de 5 364 m2, sur les parcelles AE27, 255, 729, 730 et 731, localisées au nord-est du bourg actuel, le long de l’avenue de l’Europe.

Contrairement à ce qui était attendu, le site n’a pas livré de vestiges d’une occupation antérieure à l’Antiquité romaine, hormis un mobilier céramique et lithique résiduel. Ces éléments sont à mettre en relation avec les occupations anciennes repérées dans l’environnement de l’emprise prescrite, couvrant un intervalle chronologique allant du Néolithique au premier âge du Fer.

La majeure partie des vestiges mis au jour se rapporte à l’Antiquité romaine, plus précisément à une occupation rurale, caractérisée par un réseau de fossés auquel s’adjoignent quelques rares structures isolées, parmi lesquelles une inhumation de chèvre ainsi que des fosses et des trous de poteau.

La mise en œuvre du réseau fossoyé semble avoir fait l’objet d’une planification. L’ensemble du réseau est établi suivant une trame orthonormée. Des espaces clos se dessinent au nord-ouest, tandis que des circulations sont perceptibles dans la partie méridionale. La zone nord-est n’a livré que peu de vestiges d’origine présumée anthropique. De manière générale, le plan est cohérent et il est vraisemblable que la mise en œuvre du réseau fossoyé se soit faite sur une courte durée, d’autant que le mobilier découvert dans le comblement des différents fossés est homogène.

Le mobilier céramique recueilli sur l’ensemble du site s’insère dans un même intervalle chronologique, les formes identifiées renvoyant à la deuxième moitié du I er siècle ap. J.-C. et au début du II e siècle, bien que certaines formes perdurent jusqu’à la charnière des III e et IV e siècles. Cet intervalle chronologique coïncide avec la datation des ateliers de potiers localisés au cœur de l’agglomération antique, distante de 2 km.

La répartition spatiale du mobilier fait apparaître des concentrations plus importantes à l’ouest et en particulier au sud-ouest. Toutefois, ces concentrations doivent être relativisées étant donné la faible quantité de mobilier recueilli sur l’ensemble de l’emprise.


Graziella Tendron, mai 2017.