Port-sur-Saône (70) − La Côte de Breuil

Port-sur-Saône (70) − La Côte de Breuil

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

8 janvier - 9 février 2018

Fouille préventive

second âge du Fer

DATE : 8 janvier - 9 février 2018

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : second âge du Fer

Les fouilles menées sur le site de La Côte de Breuil à Port-sur-Saône (Haute-Saône) ont été réalisées par le bureau d’études Éveha sous la responsabilité de Florian Sarreste. Elles interviennent dans le cadre du projet d’aménagement du contournement de Port-sur-Saône réalisé par la DREAL Bourgogne Franche-Comté. Les investigations archéologiques ont permis de mettre au jour des occupations datées du second âge du Fer (plan-fig. 1).

 

Le secteur étudié se trouve sur le bord occidental du lit mineur de la Saône, marqué ici par un coteau calcaire de près de 12 m de hauteur. Les investigations ont été menées à la fois sur le rebord du plateau et au pied du coteau. Les parcelles concernées étaient jusqu’à très récemment (décembre 2016) occupées par cinq pavillons. Les perturbations liées à ces habitations (réseaux, fondations, garages et sous-sol) ainsi que l’effet naturel d’érosion lié à la position topographique ont largement limité les observations archéologiques. Malgré ces contraintes deux ensembles de vestiges ont pu être cernés.

 

En pied de pente, au débouché d’un défilé dans le coteau calcaire, ont été mises en évidence plusieurs concentrations de résidus métallurgiques matérialisées par la présence de faibles quantités de scories de réduction directe du minerai de fer prises dans les colluvions. Une partie d’entre elles ont été remobilisées lors de la création d’un talus d’épierrement le long de l’actuel route départementale 56 (fig. 2). Le type de vestiges rencontrés renvoie à une technique de traitement du minerai du fer attestée entre la période de Hallstatt (VIIIe-Ve s. av. J.-C.) et le début de La Tène finale (IIe s. av. J-C.). Cette datation, encore à confirmer, pourrait faire de ces résidus l’attestation la plus ancienne de production du fer en région Franche-Comté. Sur le rebord du plateau, le décapage a permis de mettre en évidence une vaste construction sur six poteaux plantés (fig. 1, au centre). Ce bâtiment, vraisemblablement incendié, a livré des éléments mobiliers caractéristiques de La Tène finale et pourrait être contemporain de l’activité sidérurgique identifiée en contre-bas (fig. 3). Au nord de cet édifice se développe un ensemble de fosses liées à l’extraction de matériaux (argile et peut-être minerai de fer).

 

Enfin, un peu plus à l’est sur le plateau, le plan partiel d’une seconde construction laténienne, elle aussi incendiée, a été reconnue. La mise au jour d’une meule et de graines carbonisées confirment sa vocation résidentielle (fig. 4).

 

Les études du mobilier ainsi que des données récoltées se poursuivent actuellement et permettront d’affiner nos connaissances sur ce site et son occupation.


Florian Sarreste, février 2018.