Rouen (76) – Église Saint-Godard

Rouen (76) – Église Saint-Godard

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

09 juillet - 18 août 2018

Fouille préventive

Époque moderne

DATE : 09 juillet - 18 août 2018

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Époque moderne

Les fouilles menées sur le site de Rouen- Église Saint-Godard ont été réalisées par le bureau d’études Éveha sous la responsabilité d’Anne-Sophie Vigot. Elles interviennent dans le cadre du projet d’aménagement de la place Saint-Godard par Rouen Métropole. Les investigations archéologiques ont permis de mettre au jour la dernière occupation du cimetière Saint-Godard datant de l’époque moderne.

Il s’agissait de fouiller deux parcelles entourant l’église Saint-Godard. La première (zone 1, ill. 1), située au sud entre les églises Saint-Godard et Saint-Laurent a révélé la présence de tombes correspondant au cimetière Saint-Godard, un mur ancien pourrait présenter la limite entre ces deux églises.

Une occupation contemporaine a également été mise au jour et des caves du XIXe siècle ont été localisées. Ces bâtiments, détruits en 2003, apparaissent déjà sur le cadastre napoléonnien.

 

Une seconde zone (zone 2, ill. 2) a été fouillé au nord et a révélé les traces des derniers niveaux d’occupation du cimetière moderne. Ce cimetière, abandonné selon les textes en 1791, semble connaître encore une occupation au-delà, des tombes d’enfants légèrement postérieures ayant été mises au jour.

Au moment de l’abandon du cimetière, de nombreux ossements sont éparpillés (ill. 4), laissant l’image d’importants vracs osseux sur l’ensemble des niveaux supérieurs. L’excavation étant limité par les profondeurs d’aménagement, les niveaux de cimetière ont été effleurés (Ill3). Néanmoins, la réalisation de seize sondages sur l’ensemble des deux parcelles a permis de constater une densité de sépultures et des recoupements caractéristiques des cimetières paroissiaux de cette époque (ill. 5 et 6).

 

Les études du mobilier ainsi que des données récoltées se poursuivent actuellement et permettront d’affiner nos connaissances de ce site et de son occupation.


Anne-Sophie Vigot, août 2018.