Saint-Jean-Froidmentel (41) – Terres du Buisson

Saint-Jean-Froidmentel (41) – Terres du Buisson

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

18 septembre – 26 octobre 2018

Fouille préventive

âge du Bronze, époque moderne

DATE : 18 septembre – 26 octobre 2018

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : âge du Bronze, époque moderne

Les fouilles menées à l’automne 2018 sur le site de « Terres du Buisson » à Saint-Jean-Froidmentel (Loir-et-Cher) ont été réalisées par le bureau d’études Éveha sous la responsabilité d’Antoine David. Elles sont intervenues dans le cadre du projet d’extension d’une carrière de granulats.

 

Menées sur une surface décapée de 13 500 m², les investigations archéologiques ont permis de mettre au jour principalement une occupation domestique de la fin de l’âge du Bronze. Elle comprend sept bâtiments sur poteaux plantés, de module rectangulaire et de faible superficie (6 à 14 m²), localisés dans la partie occidentale de l’emprise. Quelques fosses ayant servi en dernier usage de dépotoir (comprenant tessons de céramique et fragments de silex taillés) se trouvent dans leurs environs, dont deux présentent un comblement composé de rejets de combustion (charbons, terre rubéfiée).

Des fosses de vastes dimensions et relativement groupées ont par ailleurs été localisées à l’est de l’emprise. Ces creusements étaient vraisemblablement pratiqués en premier lieu pour l’extraction d’argile ; plusieurs s’interrompent d’ailleurs au contact de la grave. Ces fosses ont également pu servir dans une ultime utilisation comme dépotoirs, bien que peu de mobilier y ait été récolté.

L’ensemble renvoie ainsi l’image d’une occupation lâche et peu dense mais dont se dégage clairement une organisation spatiale, qui renvoie à un schéma courant pour les installations domestiques de la Protohistoire ancienne.

Quantitativement faible, le mobilier recueilli tendrait à placer cette occupation au Bronze final, potentiellement dans sont étape initiale (1350-1150 av. n. è.) d’après les données du diagnostic. Son étude ainsi que la réalisation d’analyses radiocarbones permettront de s’assurer de cette datation.

 

Enfin, dans l’angle nord-ouest a été dégagé une portion d’un enclos quadrangulaire. Seuls quelques clous et une monnaie à l’effigie de Louis XV ou XVI ont été retrouvés dans son comblement. Le cadastre napoléonien (1832) montre une certaine cohérence entre l’orientation de ses fossés et le parcellaire d’alors et fait par ailleurs état, un peu plus au nord, d’enclos similaires désignés comme vergers.

L’interprétation de cet enclos comme délimitation d’un espace à vocation arboricole datant de l’époque moderne (XVIIIe s.?) est donc la plus probable.

 

Les études du mobilier ainsi que des données récoltées se poursuivent actuellement et permettront d’affiner nos connaissances de ce site et de son occupation.


Antoine David, novembre 2018.