Saint-Lyé (10) – Rue du Calvaire

Saint-Lyé (10) – Rue du Calvaire

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

22 octobre - 14 décembre 2018

Fouille préventive

Néolithique, La Tène, Période romaine, époque moderne.

DATE : 22 octobre - 14 décembre 2018

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Néolithique, La Tène, Période romaine, époque moderne.

Les fouilles menées sur le site de Saint-Lyé, près de la rue du Calvaire, ont été réalisées par le bureau d’études Éveha sous la responsabilité de Gael Cartron. Elles interviennent dans le cadre d’un projet de lotissement porté par le groupe Mon Logis. Les vestiges les plus anciens correspondent à cinq fosses « en V, Y, W » disséminées en plusieurs points de cette emprise de 7750 m². Celles-ci ne contenaient pas de mobilier, mais des charbons de bois présents dans leur comblement initial permettront de vérifier si ces structures appartiennent au Néolithique. Une quarantaine de silos creusés à l’époque laténienne forment par ailleurs une batterie dans la partie nord de ce terrain. Quatre d’entre eux ont reçu une inhumation, tandis que deux autres accueillaient au moins un os humain erratique. Une des découvertes majeures réalisées sur ce site est incontestablement celle de deux sépultures très particulières : celle d’une femme accompagnée d’un micro-vase, portant un bracelet en alliage cuivreux à l’un de ses poignets, qui avait été décapitée, ainsi que celle d’un homme, trouvée à quelques mètres de là, qui possédait à l’un de ses bras une probable entrave en fer. Plus au sud a été dégagé un enclos de forme carré, mesurant 20,50 m de côté, ouvert vers l’est. 55 sépultures antiques (inhumations du IIIe s. après J.-C. ?) avaient été créées dans cette zone : 26 dans l’aire interne de l’enclos, 10 placées dans le remplissage du fossé et 19 en périphérie immédiate de l’enclos. Les défunts, accompagnés pour certains d’un riche mobilier (récipients en céramique et/ou en verre, dépôts de faune, monnaies, chaussures, etc.), étaient invariablement installés dans un contenant en bois. Cette zone est perturbée par plusieurs fosses d’extraction, peut-être réalisées au XVIIe ou XVIIIe siècle de notre ère. Enfin, 14 fosses rectangulaires réparties en deux lignes dans la partie sud de l’emprise contenaient chacune le squelette d’un cheval, l’animal portant encore parfois ses fers (vestiges de la Première Guerre Mondiale ?).


Gael Cartron, janvier 2019