Taverny (95) − ZAC des Écouardes

Taverny (95) − ZAC des Écouardes

DATE
TYPE D'OPÉRATION
CHRONOLOGIE

14 septembre - 07 octobre 2015

Fouille préventive

Âge du Fer (Hallstatt final, La Tène ancienne).

DATE : 14 septembre - 07 octobre 2015

TYPE D'OPÉRATION : Fouille préventive

CHRONOLOGIE : Âge du Fer (Hallstatt final, La Tène ancienne).

Le projet d’aménagement de la ZAC des Ecouardes à Taverny (Val d’Oise) par l’AFTRP a motivé la prescription par le Service Régional de l’Archéologie d’une campagne de diagnostic archéologique. La seconde phase de cette campagne, réalisée par l’équipe de F. Rosenberger (Inrap) a porté sur une surface de 96 000 m².

 

Elle a permis la mise au jour d’indices d’occupation pour la période néolithique et surtout d’un ensemble de structures du premier âge du Fer comprenant un bâtiment sur quatre poteaux et des fosses dont l’une était interprétée comme un puits, une autre contenait un vase de stockage partiellement conservé et en probable position fonctionnelle. Ces structures ont été datées de la fin du premier âge du Fer.

 

La découverte de ces vestiges a conduit à la prescription d’une fouille archéologique préventive par le Service Régional de l’Archéologie sur une surface de 8500m². L’opération de fouille a été effectuée du 14 septembre au 7 octobre 2015 par le bureau d’études Éveha sous la direction de Nicolas Pimpaud.

 

Elle a permis la mise en évidence d’une petite occupation rurale ouverte de la fin du premier âge du Fer (Hallstatt D3) et du début du second (La Tène A). Les structures se concentrent sur la frange est de l’emprise de fouille, et il semble probable que le site s’étende vers l’est. Les structures rencontrées, peu nombreuses, sont marquées par la présence de silos, d’un probable grenier aérien et de deux probables marnières. La nature de ces vestiges oriente l’interprétation du site vers un pôle d’occupation dédié aux activités agricoles, probablement en bordure d’espace cultivé. La nature du mobilier recueilli, au sein duquel se distingue l’abondance de la céramique dédiée au stockage et des outils de mouture, va également dans le sens de cette hypothèse. L’habitat en tant que tel n’est pas localisé, la nature des structures identifiées et du mobilier mis au jour portent en tout cas à croire qu’il n’était pas situé sur l’emprise fouillée.

 

Plus à l’ouest, l’essentiel de la parcelle est dépourvu de structures archéologiques. On identifie cependant un ensemble d’anomalies sédimentaires comportant un comblement de substrat remanié mêlé de charbons : ces indices d’anthropisation indirects sont en l’état interprétés comme les traces d’un dessouchage de la parcelle par le feu. Les tests de datation au radiocarbone effectués sur l’une de ces structures, située dans la concentration nord-ouest d’anomalies, délivre pour cet évènement une datation au haut Moyen Âge.


Nicolas Pimpaud, novembre 2017.