{"id":1699,"date":"2021-09-29T15:30:41","date_gmt":"2021-09-29T13:30:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eveha.fr\/?p=1699"},"modified":"2021-09-30T13:24:55","modified_gmt":"2021-09-30T11:24:55","slug":"pierrelatte-26-rue-pierre-larousse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/2021\/09\/29\/pierrelatte-26-rue-pierre-larousse\/","title":{"rendered":"PIERRELATTE (26) &#8211; Rue Pierre Larousse"},"content":{"rendered":"\n<p>Entre d\u00e9but mai et fin juillet 2021, plus de 12 000 m\u00b2 ont fait l&rsquo;objet de fouilles arch\u00e9ologiques \u00e0 Pierrelatte (26)  en amont du projet de construction d\u2019un supermarch\u00e9 Lidl. Ces recherches ont permis d\u2019identifier pr\u00e8s de 600 vestiges arch\u00e9ologiques r\u00e9partis sur plusieurs phases d\u2019occupation, circonscrites entre <strong>le N\u00e9olithique final et le 19 e si\u00e8cle<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>\nImplant\u00e9\n\u00e0 31 km au nord d\u2019Orange et \u00e0 25 km au sud de Mont\u00e9limar, le\nsite de Pierre Larousse est situ\u00e9 \u00e0 53 m d\u2019altitude, au centre de\nla plaine alluviale du Tricastin, limit\u00e9e par les d\u00e9fil\u00e9s de\nDonz\u00e8re au nord et de Mondragon-Mornas au sud et bord\u00e9e de versants\nform\u00e9s de calcaires et marnes cr\u00e9tac\u00e9s et tertiaires.<\/p>\n\n\n\n<p>\nD\u2019un\npoint de vue g\u00e9omorphologique, l\u2019emprise fouill\u00e9e est implant\u00e9e\nsur des alluvions holoc\u00e8nes de la plaine Triscastine recouvrant\nl\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019emprise. Dans\nsa\npartie occidentale, une zone humide, peut-\u00eatre form\u00e9e par le\nsyst\u00e8me Berre-Echaravelle, a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e sur une amplitude\nstratigraphique de pr\u00e8s 1,4 m. Les premi\u00e8res phases de comblement\ntendent \u00e0 illustrer une forte activit\u00e9 s\u00e9dimentaire caract\u00e9ris\u00e9e\npar d\u2019importants d\u00e9p\u00f4ts de d\u00e9cantation, potentiellement\nsituables entre l\u2019Holoc\u00e8ne et la fin du N\u00e9olithique final et\/ou\ndu Bronze ancien, p\u00e9riode durant laquelle les premi\u00e8res traces\nd\u2019occupation ont \u00e9t\u00e9 reconnues sur l\u2019emprise. Elles sont par la\nsuite scell\u00e9es par des niveaux argileux gris parsem\u00e9s de graviers\nqui plaident en faveur d\u2019une hydromorphie latente du secteur au\ncours de la p\u00e9riode antique. Signalons \u00e9galement l\u2019existence d\u2019un\ngrand chenal traversant la parcelle depuis son angle Nord-Est jusqu\u2019\u00e0\nsa partie Sud-Ouest. Les d\u00e9p\u00f4ts limono-argileux et homog\u00e8nes de ce\npal\u00e9ochenal traduisent un relatif calme hydrologique sur lequel\ns\u2019implante notre \u00e9tablissement antique. Le comblement de ce\ndernier contraste avec ceux des trois chenaux reconnus dans la partie\nsud de l\u2019emprise qui sectionnent violemment les d\u00e9p\u00f4ts alluviaux\nde la terrasse de l\u2019holoc\u00e8ne (<strong>Fig.1<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les quatre grandes phases chronologiques inventori\u00e9es (N\u00e9olithique final\/Bronze ancien&nbsp;; Haut-Empire&nbsp;; Antiquit\u00e9 Tardive&nbsp;; XIXe s.), les premi\u00e8res traces inventori\u00e9es de l\u2019occupation se rapportent \u00e0 une occupation fun\u00e9raire localis\u00e9e dans la partie sud-ouest de l\u2019emprise, en bordure de la zone humide.  <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"681\" height=\"676\" src=\"http:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig.1CR13.svg-g4380-425.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1705\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig.1CR13.svg-g4380-425.png 681w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig.1CR13.svg-g4380-425-150x150.png 150w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig.1CR13.svg-g4380-425-300x298.png 300w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig.1CR13.svg-g4380-425-100x100.png 100w\" sizes=\"(max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption> Fig.1 : Plan masse des vestiges du site de Pierrelatte. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2021. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p> <strong>Du N\u00e9olithique final aux \u00e9tapes r\u00e9centes du Bronze ancien<\/strong> <strong>(2800 \/ 1800 av. J.-.C)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La zone humide est occup\u00e9e par un monument fun\u00e9raire d\u2019exception en bordure duquel la s\u00e9pulture d\u2019un immature de 4 \u00e0 6 ans a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence. Il a \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9 en position f\u0153tale, dans un espace vide, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de vestiges domestiques \u00e9pars (foyer \u00e0 pierres chauff\u00e9es, fosses de rejet, TP). Sa localisation dans la partie sud-ouest de l\u2019emprise tend \u00e0 accr\u00e9diter la p\u00e9riph\u00e9rie d\u2019une occupation bien plus vaste que celle envisag\u00e9e par la fen\u00eatre de fouilles.  <\/p>\n\n\n\n<p>Le monument fun\u00e9raire de Pierrelatte se rapporte au type des tombes d\u00eetes \u00ab \u00e0 dalles \u00bb, connues entre le N\u00e9olithique Moyen et le Bronze ancien. Cette structure fun\u00e9raire sub-m\u00e9galithique est \u00e9tablie dans une fosse de 3 m de long pour 2,75 m de large et 1 m d\u2019\u00e9paisseur. Deux phases de creusement y sont clairement observables  (<strong>Fig.2, n\u00b010<\/strong>). Ce monument pr\u00e9sente deux \u00e9tats de construction&nbsp;; il est caract\u00e9ris\u00e9 par un coffre implant\u00e9 au centre de la fosse, lequel est recouvert d\u2019un amas de galets se d\u00e9veloppant sur toute son emprise. Il est principalement compos\u00e9 de dalles gr\u00e9so-calcaires tr\u00e8s poreuses, tr\u00e8s probablement issues des gisements de Clansayes et Saint-Restitut o\u00f9 ces deux principaux faci\u00e8s de molasses lacustres du Mioc\u00e8ne sont observables. Les observations effectu\u00e9es sur l\u2019architecture du coffre du monument r\u00e9v\u00e8lent une construction d\u2019exception  (<strong>Fig.2, n\u00b04<\/strong>). En effet, la dalle de couverture est taill\u00e9e de fa\u00e7on sub-circulaire, des encoches adapt\u00e9es au plan du coffrage ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9es en-dessous pour rendre l\u2019ensemble herm\u00e9tique (<strong>Fig.2, n\u00b04<\/strong>). Les parements verticaux et la dalle positionn\u00e9e \u00e0 la base du coffre pr\u00e9sentent des singularit\u00e9s analogues (<strong>Fig.2, n\u00b04<\/strong>). Des encoches apparaissent \u00e0 la jonction des dalles lat\u00e9rales, facilitant leur imbrication les uns dans les autres. Cette particularit\u00e9 est \u00e9galement observable au niveau de la dalle sous-jacente, \u00e9galement facett\u00e9e, ainsi qu\u2019au niveau des parements verticaux du coffre, encastr\u00e9s les uns dans les autres (<strong>Fig.2, n\u00b09<\/strong>). Ces entailles assurent l\u2019\u00e9tanch\u00e9it\u00e9 et l\u2019imbrication des diff\u00e9rents dalles m\u00e9galithiques du coffre. Elles induisent une pr\u00e9paration en amont de chaque dalle et des essais d\u2019assemblages avant leur mise en place finale dans la fosse. Ces constats sont tout \u00e0 fait atypiques&nbsp;; parmi les \u00e9l\u00e9ments remarquables, signalons les ajours observ\u00e9s dans les dalles, assurant le blocage du monument pour sans doute retenir la terrasse et l\u2019astucieux syst\u00e8me de blocage en pierres visant \u00e0 niveler la construction. De plus, la calcification observ\u00e9e sur la dalle de couverture montre qu\u2019elle a fait l\u2019objet d\u2019au moins un d\u00e9placement. En effet, elle ne reposait pas dans les encoches pr\u00e9vues pour accueillir les parements. Cela permet d\u2019expliquer en partie la pr\u00e9sence de deux individus adultes, mis en r\u00e9duction au nord-ouest de la fosse, dans les parties sup\u00e9rieures du comblement du monument, au niveau de sa couverture en galets (<strong>Fig.2, n\u00b02-3<\/strong>). Il s\u2019agit d\u2019une femme et d\u2019un homme adulte, r\u00e9duits dans la couverture en galets. Ces galets semblent d\u2019ailleurs avoir \u00e9t\u00e9 soigneusement d\u00e9pos\u00e9s car les ossements sont dans leur majorit\u00e9 entiers, m\u00eame les plus fragiles, comme par exemple les c\u00f4tes. Celles-ci sont d\u2019ailleurs regroup\u00e9es et align\u00e9es dans une m\u00eame position, traduisant parfaitement le geste de r\u00e9cup\u00e9ration de ces ossements. De m\u00eame, les deux coxaux identifi\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate de f\u00e9murs et l\u2019unique sacrum sur un os coxal. Il ne semble donc pas impossible que les deux sujets aient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s de mani\u00e8re individuelle. Deux tessons de c\u00e9ramique attribuables aux phases r\u00e9centes du Bronze ancien permettent de dater ces r\u00e9ductions et par la m\u00eame la derni\u00e8re inhumation au sein du coffre. La fouille de l\u2019int\u00e9rieur du coffrage a permis de d\u00e9gager le squelette d\u2019un homme adulte complet dont l\u2019\u00e2ge est compris entre 30 et 40 ans. Ce troisi\u00e8me sujet a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 sur le dos, les jambes repli\u00e9es sur la gauche, le bras droit sur le bassin et le gauche le long du corps (<strong>Fig.2, n\u00b04<\/strong>). Mais le coffrage, trop petit pour lui, a contraint la t\u00eate et engendr\u00e9 une sur\u00e9l\u00e9vation du haut du corps (<strong>Fig.2, n\u00b04<\/strong>). La percolation progressive a d\u00e9but\u00e9 assez rapidement lors de la d\u00e9composition, puisque l\u2019ensemble des ossements repose sur 1 \u00e0 2 cm de s\u00e9diment. La pr\u00e9sence d\u2019un talus droit suppl\u00e9mentaire, d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des pieds, pourrait \u00eatre mise en relation avec les r\u00e9ductions observ\u00e9es dans la couronne de galets.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"657\" height=\"509\" src=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-image59-4294967000.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1708\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-image59-4294967000.png 657w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-image59-4294967000-300x232.png 300w\" sizes=\"(max-width: 657px) 100vw, 657px\" \/><figcaption> Fig. 2 : 1&nbsp;: Phase d\u2019apparition du monument 2&nbsp;: Passe 1 et d\u00e9tail de la localisation de la s\u00e9pulture de l\u2019immature  ; 3&nbsp;: Apparition de la dalle de couverture et des r\u00e9ductions  ; 4&nbsp;:  Vue du squelette ; 5&nbsp;: Premier niveau de remblai  ; 6 D\u00e9tail du remblai de blocage inf\u00e9rieur&nbsp;; 7-8&nbsp;: Bloc peint avec et sans traitement ; 9 \u00e0 11&nbsp;: D\u00e9tail des passes de d\u00e9montage du coffrage. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2021.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p> Le d\u00e9gagement des fondations de l\u2019architecture du coffre a en outre permis de mettre en \u00e9vidence les \u00e9l\u00e9ments cr\u00e2niens d\u2019un quatri\u00e8me individu, d\u00e9couverts dans les phases de remblais visant \u00e0 bloquer l\u2019architecture du coffre dans sa partie inf\u00e9rieure. Ce dernier semble par ailleurs avoir subi une tr\u00e9panation. \u00c0 l\u2019instar des bordures orientales et occidentales o\u00f9 des dalles de m\u00eame facture que celles du coffrage ont \u00e9t\u00e9 mises au jour, les parties septentrionales et m\u00e9ridionales du creusement inf\u00e9rieur montrent que les parements du coffre ont \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9s par diff\u00e9rentes phases de remblais, m\u00ealant des mat\u00e9riaux remani\u00e9s issus de la terrasse alluviale et de la zone humide ainsi que d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments anthropiques rapport\u00e9s, identifiables \u00e0 des amas de galets et de blocs non taill\u00e9s, parfois br\u00fbl\u00e9s, de petit module, aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019ensemble de tr\u00e8s moyenne \u00e0 tr\u00e8s grande taille, g\u00e9n\u00e9ralement  taill\u00e9s et\/ou polis (<strong>Fig.2, n\u00b05-6<\/strong>). L\u2019un d\u2019entre eux pr\u00e9sente des pictogrammes peints. Il s\u2019agit vraisemblablement d\u2019un motif figurant des points noirs dispos\u00e9s \u00e0 intervalles r\u00e9guliers sur fond de pigment rouge, sur la surface lisse du bloc (<strong>Fig.2, 7-8<\/strong>). Notons \u00e9galement la pr\u00e9sence, sur la dalle de couverture, d\u2019un probable rostre encadr\u00e9 de deux encoches, qui plaiderait en faveur d\u2019une utilisation originelle en forme de st\u00e8le \u00e0 figuration anthropomorphe. Ces constats, associ\u00e9s aux ajours observ\u00e9s signent l\u00e0 encore les vestiges d\u2019une premi\u00e8re construction architectur\u00e9e plus ancienne. S\u2019agit-il d\u2019\u00e9l\u00e9ments compl\u00e8tement ind\u00e9pendant qui se retrouvent remobilis\u00e9s en tant que calage autour de ce coffre ou des mat\u00e9riaux d\u00e9mantel\u00e9s d\u2019un premier monument possiblement contemporain des \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cors peints&nbsp;? Si la question reste \u00e9videmment ouverte, on rappellera que ce type de d\u00e9cors qui oriente vers une datation centr\u00e9e sur le N\u00e9olithique final (D\u2019Anna et al. 2015), associ\u00e9s aux autres \u00e9l\u00e9ments lapidaire dispos\u00e9s contre les parois du coffre, pourraient potentiellement expliquer la taille disproportionn\u00e9e du creusement par rapport aux dimensions du coffre implant\u00e9 dans la partie centrale (<strong>Fig.2, n\u00b05, 6, 9 et 10<\/strong>). Quoi qu\u2019il en soit, ce monument pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019\u00e9l\u00e9ment structurant d\u2019une occupation fun\u00e9raire plus vaste dont la localisation en bordure de la zone humide apparemment am\u00e9nag\u00e9e ne serait pas anodine (<strong>Fig.1<\/strong>). <\/p>\n\n\n\n<p><strong> Le Haut-Empire<\/strong> (Ier &#8211; IIe s. ap. J.-C.)<\/p>\n\n\n\n<p>En dehors des quelques fosses ant\u00e9rieures \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement, recoup\u00e9es par ses fondations en galets et dont la datation large comprise entre le Ier av. J.-C. et le tournant de notre \u00e8re, l\u2019occupation du Haut-Empire est d\u2019abord caract\u00e9ris\u00e9e par l\u2019installation, sur une partie du trac\u00e9 d\u2019un pal\u00e9o-chenal, d\u2019un b\u00e2timent au plan atypique. Ce dernier est parfaitement orient\u00e9 sur le cadastre B d\u2019Orange \u00e0 la limite de quatre centuries, \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate du trac\u00e9 suppos\u00e9 de la voie reliant Orange \u00e0 Mont\u00e9limar (<strong>Fig.1<\/strong>). <\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019un point de vue planim\u00e9trique, ce b\u00e2timent oblong observ\u00e9 sur pr\u00e8s de 85 m de long pour 25 m de large est dot\u00e9 d\u2019un long portique constitu\u00e9 d\u2019au moins 19 bases de piliers se d\u00e9veloppant au-devant du mur de sa fa\u00e7ade m\u00e9ridionale (<strong>Fig.1&nbsp;; Fig.3, n\u00b01<\/strong>). Construites sur un h\u00e9risson de galets, ces bases de piliers quadrangulaires de 0,9 m de c\u00f4t\u00e9 sont conserv\u00e9es sur 3 \u00e0 4 assises de blocs calcaires grossi\u00e8rement \u00e9quarris. En dehors de ces bases in\u00e9galement conserv\u00e9es qui supposent l\u2019existence d\u2019un tr\u00e8s long portique, l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des mat\u00e9riaux calcaires du b\u00e2timent a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e \u00e0 l\u2019Antiquit\u00e9 tardive. Les espaces de circulation de cet \u00e9tablissement sont marqu\u00e9s par les interruptions des galets en fondation (<strong>Fig.1&nbsp;; Fig.3, n\u00b02<\/strong>). Plusieurs \u00e9l\u00e9ments attestent l\u2019existence d\u2019un \u00e9tage au niveau des deux ailes observ\u00e9es ; d\u2019une part, la pr\u00e9sence de contreforts implant\u00e9s \u00e0 intervalles r\u00e9guliers sur les murs p\u00e9rim\u00e9traux des fa\u00e7ades occidentales et septentrionales. D\u2019autre part, la mise en \u00e9vidence du retour occidental du portique dont les bases, largement spoli\u00e9es, sont implant\u00e9es tous les m\u00e8tres au niveau de ce secteur. Ces constats sont confort\u00e9s par la pr\u00e9sence d\u2019un pilier d\u2019angle situ\u00e9 \u00e0 l\u2019angle Nord-ouest de l\u2019\u00e9difice (<strong>Fig.1<\/strong>). Par ailleurs, la pr\u00e9sence d\u2019un pi\u00e9droit d\u00e9couvert sur le mur du fond de portique sugg\u00e8re un acc\u00e8s massif \u00e0 l\u2019aile nord (<strong>Fig.1<\/strong>). Son pendant devait encadrer au moins deux bases du portique (une seule base d\u2019\u00e9cart constituerait un \u00e9cueil au centre de l\u2019acc\u00e8s) et sugg\u00e8re un acc\u00e8s particuli\u00e8rement large \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement. \u00c0 moins qu\u2019il ne s\u2019agisse d\u2019une entr\u00e9e d\u00e9port\u00e9e, tout invite ici \u00e0 caract\u00e9riser une ouverture d\u2019ampleur situ\u00e9e au centre du b\u00e2timent. Ce dernier mesurerait alors 115 m de long pour 25 m de large (<strong>Fig.1<\/strong>). Ces dimensions hors normes pour un b\u00e2timent agricole appellent des capacit\u00e9s de stockage tr\u00e8s importantes et une production sans doute en partie destin\u00e9e \u00e0 l\u2019export.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"649\" height=\"244\" src=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-rect1000-4294966334.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1709\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-rect1000-4294966334.png 649w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-rect1000-4294966334-300x113.png 300w\" sizes=\"(max-width: 649px) 100vw, 649px\" \/><figcaption>Fig. 3 : 1 : Vue du complexe artisanal de l\u2019angle NO de l\u2019\u00e9difice ; 2 : D\u00e9tail des h\u00e9rissons de galets de l\u2019\u00e9difice. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2021. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>De ce point de vue, si le plan de la construction occidentale semble tr\u00e8s proche de celui de certaines tours greniers (R\u00e9villon 1994), la pr\u00e9sence d\u2019un complexe artisanal hors normes, en fosse, se d\u00e9veloppant au cours du premier \u00e9tat de l\u2019occupation dans la partie nord de l\u2019aile ouest, pourrait lui conf\u00e9rer une autre fonctionnalit\u00e9 (<strong>Fig.3, n\u00b01)<\/strong>. En effet, les fosses rectangulaires, circulaires et en \u00ab T \u00bb se d\u00e9veloppant en sym\u00e9trie sur 14,2 m de long et 7,1 m de large, sont vraisemblablement contemporaines de la premi\u00e8re phase d\u2019installation de cet \u00e9difice. La construction est structur\u00e9e par une fosse en \u00ab&nbsp;T&nbsp;\u00bb de 7,10 m de long pour 7,10 m de large, ses extr\u00e9mit\u00e9s font face \u00e0 deux fosses rectangulaires de 2,8 par 1,9 m de large. Ces structures aux parois \u00e9tanch\u00e9ifi\u00e9es par des apports argileux pr\u00e9sentent des am\u00e9nagements et\/ou n\u00e9gatifs ancr\u00e9s au fond de leur creusement. Au centre de cet ensemble, on trouve une fosse de plan circulaire de 1,4 m de diam\u00e8tre. L\u2019ensemble est bord\u00e9 \u00e0 l\u2019est par une fosse de 7,10 m de long pour 1,9 m de large et deux autres de moindres dimensions dont l\u2019une est int\u00e9gralement combl\u00e9e par des fragments de mortier hydraulique. Le plan central en \u00ab H \u00bb de ce complexe renvoie au plan g\u00e9n\u00e9rique d\u2019un pressoir. Toutefois, \u00e0 ce stade, les dimensions de ce complexe fossoy\u00e9, hors normes, conserv\u00e9 entre 1,4 \u00e0 1,8 m, incitent \u00e0 consid\u00e9rer notre proposition de lecture comme une hypoth\u00e8se de travail (<strong>Fig. 3<\/strong>). Son agencement semble avoir \u00e9t\u00e9 int\u00e9gralement d\u00e9mantel\u00e9 et remblay\u00e9 par des s\u00e9diments alluviaux autour de 40 ap. J.-C.  Son armature, vraisemblablement en bois, pourrait avoir support\u00e9 une partie de la charpente de l\u2019\u00e9difice. Son d\u00e9mant\u00e8lement est probablement li\u00e9 au rehaussement des niveaux de sol par l\u2019apport d\u2019un remblai limono-argileux dispos\u00e9 sur l\u2019ensemble du b\u00e2timent et \u00e0 sa p\u00e9riph\u00e9rie imm\u00e9diate. Il donne lieu \u00e0 une subdivision de l\u2019aile nord par l\u2019adjonction de murs de refend moins profond\u00e9ment fond\u00e9s. Cet \u00e9tablissement associ\u00e9 \u00e0 un puits \u00e0 eau situ\u00e9 au-devant du portique pourrait \u00eatre d\u00e9limit\u00e9 par un foss\u00e9 situ\u00e9 \u00e0 l\u2019ouest et ax\u00e9 sur son orientation (<strong>Fig.1 &nbsp;; Fig.3<\/strong>). Il ouvre sur une surface cultiv\u00e9e \u00e0 l\u2019est mat\u00e9rialis\u00e9e par un canevas de fosses de plantation de plan rectangulaire (1 x 0,6 m) \u00e0 destination vraisemblablement arboricole. \u00c0 l\u2019ouest du foss\u00e9 p\u00e9rim\u00e9tral, un second canevas de fosses quadrangulaires \u00e9galement espac\u00e9es particuli\u00e8rement profondes, parfois associ\u00e9es \u00e0 des n\u00e9gatifs de tuteurs, illustre une seconde plantation arboricole dont la production est sans doute diff\u00e9rente de celle observ\u00e9e \u00e0 l\u2019est (<strong>Fig.1&nbsp;; Fig.3<\/strong>). Si sa localisation en bordure de voie tend \u00e0 pl\u00e9bisciter une d\u00e9pendance li\u00e9e \u00e0 un relai routier, celle d\u2019une annexe d\u2019une grande <em>villa<\/em> ne peut pour l\u2019heure, \u00eatre \u00e9cart\u00e9e (<strong>Fig.<\/strong> <strong>3<\/strong> ;<strong> 4<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"877\" height=\"421\" src=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/dessinseul.vf_.svg-g343-426.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1707\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/dessinseul.vf_.svg-g343-426.png 877w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/dessinseul.vf_.svg-g343-426-300x144.png 300w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/dessinseul.vf_.svg-g343-426-768x369.png 768w\" sizes=\"(max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><figcaption>Fig. 4 : Proposition sch\u00e9matique et id\u00e9alis\u00e9e de l&rsquo;\u00e9tablissement de Pierrelatte. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2021.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p> <strong>L\u2019Antiquit\u00e9 tardive<\/strong> <strong>(III-Ve s. ap. J.-C.)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019occupation\nde l\u2019Antiquit\u00e9 tardive prend place sur l\u2019emprise de\nl\u2019\u00e9tablissement du Haut-Empire et peut \u00eatre dat\u00e9e entre le IIIe\net le Ve s. ap. J.-C. \n<\/p>\n\n\n\n<p>Cette\noccupation semble se concentrer sur l\u2019emprise de l\u2019\u00e9tablissement\navec l\u2019implantation d\u2019un grand b\u00e2timent  sur\npoteaux fond\u00e9\nsur les niveaux compacts de la terrasse (<strong>Fig.1&nbsp;;\nFig.2 n\u00b01<\/strong><strong>4<\/strong>).\nMalgr\u00e9 la partie occult\u00e9e par la grande fosse dat\u00e9e de la p\u00e9riode\ncontemporaine, le plan d\u00e9signe un b\u00e2timent oblong de fonction\nagricole, sans doute de stabulation, possiblement li\u00e9 \u00e0 un petit\nam\u00e9nagement comme une aire de battage (<strong>Fig.1<\/strong>).\nCet ensemble pourrait \u00e9galement \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 une seconde\nconstruction \u00e9troite\net allong\u00e9e, b\u00e2tie\nsur six poteaux, qui\npourrait\n\u00eatre identifi\u00e9 \u00e0 un silo dot\u00e9 d\u2019un plancher sur\u00e9lev\u00e9 (<strong>Fig.1&nbsp;;\nFig.2 n\u00b01<\/strong><strong>4<\/strong>).\n Cette occupation s\u2019\u00e9tend \u00e9galement au sud-ouest de l\u2019emprise,\nau niveau de la zone humide. Elle est illustr\u00e9e par la p\u00e9riph\u00e9rie\nde constructions sur poteaux se d\u00e9veloppant pour partie au-del\u00e0 de\nl\u2019emprise. L\u2019ensemble pourrait \u00e9galement \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 un\ncanevas de plantations, moins ordonn\u00e9 que celui observ\u00e9 pour le\nHaut-Empire. Si cet ensemble plaide en faveur d\u2019une occupation\nagraire, il est \u00e9galement associable \u00e0 des constructions de petite\nenvergure camp\u00e9es dans l\u2019espace du portique et l\u2019emprise du b\u00e2ti\nde l\u2019\u00e9difice du Haut-Empire. Construites sur solins de pierres ou\nsabli\u00e8res basses et trous de poteaux, ces modestes constructions\nutilitaires pourraient \u00eatre mises en corr\u00e9lation avec les activit\u00e9s\nli\u00e9es \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration des mat\u00e9riaux de l\u2019\u00e9tablissement du\nHaut-Empire et notamment les mat\u00e9riaux calcaires des fondations des\nporteurs (<strong>Fig.1&nbsp;;\nFig.2 n\u00b01<\/strong><strong>4<\/strong>).\nElles appellent, dans un p\u00e9rim\u00e8tre imm\u00e9diat, l\u2019existence d\u2019un\nfour \u00e0 chaux li\u00e9 \u00e0 cette occupation dont nous n\u2019avons l\u00e0 qu\u2019une\npartie de l\u2019espace \u00e9conomique. Si une n\u00e9cropole contemporaine de\nl\u2019occupation a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte anciennement dans un p\u00e9rim\u00e8tre\nimm\u00e9diat au sud de l\u2019emprise (Planchon, Bois, R\u00e9thor\u00e9 2010), la\nlocalisation de l\u2019habitat de cette occupation reste ouverte.<\/p>\n\n\n\n<p> <strong>L\u2019occupation contemporaine<\/strong> <strong>(19e s.)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les tr\u00e8s fortes crues connues au XIXe si\u00e8cle sur le Rh\u00f4ne moyen et inf\u00e9rieur sont dat\u00e9es des 3 novembre 1840 et 31 mai 1856. Elles pourraient \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de la cr\u00e9ation des trois chenaux observ\u00e9s sur le site (<strong>Fig.1<\/strong>). Dans trois endroits diff\u00e9rents, les lits ass\u00e9ch\u00e9s de ces chenaux nouvellement cr\u00e9\u00e9s accueillent un enchev\u00eatrement de carcasses d\u00e9coup\u00e9es d&rsquo;\u00e9quid\u00e9s. Une recherche aux archives de Pierrelatte permettra peut-\u00eatre de documenter cette pratique associ\u00e9e \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration des peaux destin\u00e9es aux tanneurs, du crin pour les bourreliers et les tapissiers. En tout, il s\u2019agit d\u2019une trentaine de carcasses d\u2019\u00e9quid\u00e9s dont les deux tiers ont \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence dans la partie sud-est de l\u2019emprise sur pr\u00e8s de 50 m\u00b2 (<strong>Fig.1&nbsp;; Fig.5<\/strong>). Ce lot, certes r\u00e9cent, est toutefois in\u00e9dit dans ce secteur g\u00e9ographique. Le recouvrement par une phase de comblement alluvial atteste d\u2019une forte intensit\u00e9 hydrologique qui pourrait \u00eatre mise en relation avec la crue de 1856.  Cette ann\u00e9e-l\u00e0, un d\u00e9bit du Rh\u00f4ne de 6000 m<sub>3<\/sub>\/s a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 \u00e0 Givors, 9500 m<sup>3<\/sup>\/s au Teil et 12500 m<sup>3<\/sup>\/s \u00e0 Beaucaire. Ces crues exceptionnelles pourraient \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de la formation des chenaux observ\u00e9s sur l\u2019emprise. Elles constituent un intervalle chronologique privil\u00e9gi\u00e9 dans lequel les carcasses d\u2019\u00e9quid\u00e9s dat\u00e9s par radiocarbone entre 1799 et 1940 ( 151 \u00b1 10 cal) auraient pu \u00eatre rejet\u00e9es. Elles sont \u00e0 mettre en lien avec l\u2019angle d\u2019un parcellaire situ\u00e9 dans la partie NE de l\u2019emprise, mais aussi avec une s\u00e9rie de plantations de forme quadrangulaire (1,5 x 1,5 m) dans lesquelles des fragments de c\u00e9ramique attribuables aux productions r\u00e9centes de Dieulefit ont \u00e9t\u00e9 recueillis. L\u2019occupation a \u00e9t\u00e9 par la suite scell\u00e9e par une \u00e9paisse couche d\u2019assainissement et de nivellement de la d\u00e9pression cr\u00e9\u00e9e par les crues du XIXe s., vraisemblablement autour des ann\u00e9es 1950, en pr\u00e9alable de la cr\u00e9ation des jardins ouvriers implant\u00e9s par lopins sur la parcelle et dont les importantes fondations b\u00e9tonn\u00e9es, parfois mises au jour, t\u00e9moignent sporadiquement de l\u2019existence de cabanons plus ou moins construits.  <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1022\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-image31-4294967036.resized-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1733\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-image31-4294967036.resized-1.png 1022w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-image31-4294967036.resized-1-300x225.png 300w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Fig3.CR13.svg-image31-4294967036.resized-1-768x577.png 768w\" sizes=\"(max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><figcaption>Fig. 5 : Vue z\u00e9nithale des carcasses d\u2019\u00e9quid\u00e9s localis\u00e9s au SE de l\u2019emprise. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2021.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Responsable d\u2019op\u00e9ration : <\/strong>Yannick Teyssonneyre <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Adjoint<\/strong> : Fabrice Laurent<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Anthropologue<\/strong> : Isabelle Bouchez<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cartographie \/ Topographie<\/strong> : Griscka. Bredow<\/p>\n\n\n\n<p>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre d\u00e9but mai et fin juillet 2021, plus de 12 000 m\u00b2 ont fait l&rsquo;objet de fouilles arch\u00e9ologiques \u00e0 Pierrelatte (26) en amont du projet de construction d\u2019un supermarch\u00e9 Lidl. Ces recherches ont permis d\u2019identifier pr\u00e8s de 600 vestiges arch\u00e9ologiques r\u00e9partis sur plusieurs phases d\u2019occupation, circonscrites entre le N\u00e9olithique final et le 19 e si\u00e8cle.<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":1740,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[1,6,5],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1699"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1699"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1699\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1751,"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1699\/revisions\/1751"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1740"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1699"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1699"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1699"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}