{"id":3701,"date":"2023-07-04T16:49:11","date_gmt":"2023-07-04T14:49:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eveha.fr\/?p=3701"},"modified":"2023-07-05T09:04:01","modified_gmt":"2023-07-05T07:04:01","slug":"poitiers-86-10-rue-de-la-trinite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eveha.fr\/index.php\/2023\/07\/04\/poitiers-86-10-rue-de-la-trinite\/","title":{"rendered":"POITIERS (86) &#8211; 10 rue de la Trinit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019op\u00e9ration arch\u00e9ologique men\u00e9e sur le site du 10, rue de la Trinit\u00e9 \u00e0 Poitiers a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par le bureau d&rsquo;\u00e9tudes \u00c9veha sous la responsabilit\u00e9 de Sandrine Guillimin dans le cadre du projet d\u2019am\u00e9nagement d\u2019une r\u00e9sidence-services seniors <strong>dans l&rsquo;ancienne maison dioc\u00e9saine de Poitiers<\/strong> et de<strong> <\/strong>la construction de 14 maisons de  ville. Ces investigations ont ainsi permis de mettre au jour<strong> des \u00e9tats anciens de l&rsquo;abbaye m\u00e9di\u00e9vale et moderne de la Trinit\u00e9, ainsi que des vestiges dat\u00e9s de l&rsquo;Antiquit\u00e9. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9roulement de l&rsquo;op\u00e9ration<\/h4>\n\n\n\n<p>La prescription arch\u00e9ologique comportait une fouille <strong>sur les diff\u00e9rentes zones \u00e0 construire<\/strong> et un suivi de travaux sur les am\u00e9nagements ext\u00e9rieurs. Les investigations se sont d\u00e9roul\u00e9es en deux phases : les fouilles men\u00e9es sur une emprise effective totale d\u2019environ 1240 m2 de janvier \u00e0 juin 2020, puis un suivi de travaux men\u00e9 en discontinu sur environ 466 m2 entre avril et novembre 2022.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux premiers secteurs de fouille ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s sur environ 4 m de profondeur, avec paliers de s\u00e9curit\u00e9, tandis que le suivi de travaux a permis d\u2019\u00e9tudier parfois jusqu&rsquo;\u00e0 2 m de stratigraphie.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Une occupation abbatiale ancienne<\/h4>\n\n\n\n<p>L\u2019emprise du projet correspond \u00e0 l\u2019<strong>ancien enclos de l\u2019abbaye de la Trinit\u00e9<\/strong> fond\u00e9e au 10e si\u00e8cle \u00e0 proximit\u00e9 du rempart antique, intra-muros, et d\u00e9mantel\u00e9e apr\u00e8s la R\u00e9volution Fran\u00e7aise. Si les b\u00e2timents de l\u2019ancien couvent de b\u00e9n\u00e9dictines, qui ont \u00e9volu\u00e9 tout au long du Moyen \u00c2ge et de l\u2019\u00e9poque moderne, ont \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement d\u00e9molis au d\u00e9but du 19e si\u00e8cle, ils ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par des nouvelles constructions toujours en \u00e9l\u00e9vation. En effet, un nouvel ensemble religieux a \u00e9t\u00e9 b\u00e2ti quelques ann\u00e9es plus tard par les Filles de Notre-Dame, congr\u00e9gation d\u2019enseignement, qui ont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 les terrains de l\u2019ancien couvent, permettant de cristalliser et pr\u00e9server l\u2019emprise de l\u2019enclos abbatial. Ces b\u00e2timents et terrains associ\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9s au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle par le dioc\u00e8se de Poitiers pour y installer le Grand S\u00e9minaire, puis la maison dioc\u00e9saine \u00e0 partir de 1974.<\/p>\n\n\n\n<p>La fouille de 2020 et le suivi de travaux de 2022 ont permis de mettre au jour de nombreux vestiges li\u00e9s \u00e0 l\u2019ancienne abbaye,  notamment \u00e0 ses espaces ext\u00e9rieurs. En effet, les zones \u00e9tudi\u00e9es ont essentiellement concern\u00e9<strong> les jardins du couvent<\/strong> et<br> l\u2019op\u00e9ration a mis en \u00e9vidence une succession d\u2019\u00e9pais apports de terre brune \u00e0 noire, ponctu\u00e9s de sols souvent rudimentaires (Fig. 01), agr\u00e9ment\u00e9s de ma\u00e7onneries diverses et perc\u00e9s de nombreuses fosses parfois tr\u00e8s profondes dont la fonction primaire<br> pouvait \u00eatre le stockage pour au moins pour une partie d\u2019entre elles. Ces diff\u00e9rents am\u00e9nagements que l\u2019on retrouve du 10e si\u00e8cle \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne, et m\u00eame contemporaine, montrent que <strong>les espaces ext\u00e9rieurs semblent avoir gard\u00e9 la m\u00eame vocation mais ont \u00e9t\u00e9 fortement rehauss\u00e9s \u00e0 travers les si\u00e8cles.<\/strong> Il est \u00e0 noter que les fosses de l\u2019\u00e9poque moderne, notamment du 17e si\u00e8cle, se distinguent par leurs tr\u00e8s grandes dimensions, que ce soit en largeur ou en profondeur, qui interrogent sur leur fonction primaire, mais aussi par leur comblement (Fig. 02). Nombre d\u2019entre elles sont remplies d\u2019\u00e9l\u00e9ments de construction (pierres de calcaire, mortier d\u00e9tritique, fragments de tuiles et d\u2019ardoises\u2026) et de tessons de c\u00e9ramiques, dont une grande partie correspond \u00e0 des pots \u00e0 beurre en gr\u00e8s import\u00e9s du Grand-Ouest, notamment de Laval en Mayenne et de Chartres-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine. Le rejet de ces pots en tr\u00e8s grande quantit\u00e9 dans des d\u00e9potoirs \u00ab s\u00e9lectifs \u00bb o\u00f9, en dehors des \u00e9l\u00e9ments probablement li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9molition de b\u00e2timents, peu de mobilier a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9, pose questions.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig1-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3703\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig1-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig1-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig1-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig1.jpg 1824w\" sizes=\"(max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><figcaption>Fig. 01 : Vue en coupe de niveaux de terre noire et de sols associ\u00e9s sur le secteur 1. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2020.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig2.resized-e1686913367394-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3704\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig2.resized-e1686913367394.jpg 768w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig2.resized-e1686913367394-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><figcaption>Fig. 02 : Vue partielle en coupe d\u2019une fosse moderne sur le secteur 2. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2020.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Quelques vestiges d\u2019<strong>un b\u00e2timent du couvent<\/strong> ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts (Fig. 03) sur le premier secteur, probablement am\u00e9nag\u00e9 \u00e0 la fin du Moyen \u00c2ge apr\u00e8s une longue phase de jardins dont les derni\u00e8res fosses sont combl\u00e9es aux 13e -14e si\u00e8cles. Ce b\u00e2timent partiel n\u2019a pas pu \u00eatre identifi\u00e9, mais l\u2019imbrication de nombreux murs, tranch\u00e9es de r\u00e9cup\u00e9rations, sols carrel\u00e9s\/de mortier\/de cailloutis\u2026 d\u00e9montre que celui-ci a beaucoup \u00e9volu\u00e9 entre les 14-15e et les 16e -17e si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig3-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3707\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig3-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig3-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig3-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig3.jpg 1824w\" sizes=\"(max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><figcaption>Fig.3 : Vue d\u2019ensemble du b\u00e2timent partiellement mis au jour sur le secteur 1. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2020.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Des ma\u00e7onneries ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mises au jour lors du suivi de travaux, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 du site, avec notamment un angle de murs marqu\u00e9 par une ma\u00e7onnerie circulaire. Ces murs n\u2019ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s que tr\u00e8s partiellement au fond d\u2019une tranch\u00e9e de r\u00e9seau et<br> n\u2019ont pu \u00eatre d\u00e9termin\u00e9s mais la d\u00e9couverte d\u2019une monnaie dat\u00e9e du r\u00e8gne de Louis XIV dans le niveau de d\u00e9molition associ\u00e9 permet de dire qu\u2019il a probablement \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Le rempart antique de Lemonum<\/h4>\n\n\n\n<p>Des vestiges ant\u00e9rieurs \u00e0 l\u2019abbaye de la Trinit\u00e9 ont \u00e9galement pu \u00eatre \u00e9tudi\u00e9s. Concernant l\u2019Antiquit\u00e9, bien que ces niveaux profonds et\/ou tr\u00e8s perturb\u00e9s par les fosses m\u00e9di\u00e9vales et modernes qui les ont travers\u00e9s n\u2019ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9s que de mani\u00e8re tr\u00e8s lacunaire, plusieurs phases ont pu \u00eatre distingu\u00e9es. Les niveaux du Haut-Empire n\u2019ont \u00e9t\u00e9 atteints que tr\u00e8s ponctuellement, et se caract\u00e9risent notamment par un sol indur\u00e9 de cailloutis tr\u00e8s r\u00e9gulier observ\u00e9 \u00e0 une profondeur quasi constante de 4 m environ sous le niveau actuel (en dehors du secteur 1 o\u00f9 ce niveau probablement plus profond n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 atteint). Celui-ci est donc contemporain du d\u00e9veloppement de la ville antique de Lemonum sur tout le promontoire. Il est recouvert de deux remblais<br> distincts, dat\u00e9s de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 1er si\u00e8cle, et du 4e si\u00e8cle, ce dernier servant d\u2019assise \u00e0 l\u2019occupation contemporaine de <strong>la construction du premier rempart de Poitiers<\/strong> entre la fin du 3e et le milieu du 4e si\u00e8cle. Ce rempart, dont le trac\u00e9 traverse l\u2019emprise prescrite et l\u2019enclos abbatial dont il formait \u00e0 l\u2019origine la limite sud avant que celui-ci ne se d\u00e9veloppe au-del\u00e0 vers la rivi\u00e8re, marque un fort d\u00e9nivel\u00e9 entre les zones intra et extra-muros, et est aujourd\u2019hui masqu\u00e9 par un mur de terrasse plus r\u00e9cent. Il n\u2019a pas pu \u00eatre atteint lors de la fouille, ses vestiges se situant probablement sous la berme de s\u00e9curit\u00e9 conserv\u00e9e le long de ce mur tr\u00e8s fragile. Les vestiges contemporains de la construction de cette enceinte comprennent des sols de mortier beige-ros\u00e9 \u00e0 orang\u00e9 irr\u00e9guliers parfois tr\u00e8s indur\u00e9s associ\u00e9s \u00e0 des niveaux blancs de calcaire concass\u00e9 plus ou moins finement qui pourraient correspondre au moins pour partie \u00e0 des niveaux de chantier (Fig. 04). <\/p>\n\n\n\n<p>Quelques murs contre lesquels s\u2019appuie le remblai pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9voqu\u00e9, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9gag\u00e9s le long du rempart dont ils semblent s\u00e9par\u00e9s par un espace vide. Cet ensemble n\u2019a \u00e0 ce jour pas pu \u00eatre d\u00e9termin\u00e9, mais il est \u00e0 noter que le mur parall\u00e8le au rempart comporte des \u00ab conduits \u00bb verticaux am\u00e9nag\u00e9s dans sa ma\u00e7onnerie (Fig. 05).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig4-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3706\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig4-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig4-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig4-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><figcaption>Fig.4 : Probable niveau de chantier associ\u00e9 \u00e0 la construction du rempart antique, perc\u00e9 de fosses m\u00e9di\u00e9vales et modernes. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2020.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig5-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3708\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig5-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig5-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig5-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><figcaption>Fig.5 : Vue z\u00e9nithale des murs probablement li\u00e9s au rempart du Bas-Empire sur le secteur 2. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2020.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Une occupation interm\u00e9diaire, entre le 1er et le 4e si\u00e8cle, a pu \u00eatre entraper\u00e7ue sans qu\u2019elle n\u2019ait pu \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9e pr\u00e9cis\u00e9ment, les rares vestiges mis en \u00e9vidence \u00e9tant tr\u00e8s lacunaires car recoup\u00e9s de toutes parts par les fosses m\u00e9di\u00e9vales et modernes. Ainsi une portion de mur et de sol en b\u00e9ton ont notamment pu \u00eatre observ\u00e9s \u00e0 une altitude interm\u00e9diaire. D\u2019autre part, des fragments d\u2019enduits peints ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s dans les remblais (notamment lors du diagnostic), illustrant la d\u00e9molition de b\u00e2timents avant les nouveaux am\u00e9nagements du 4e si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Des traces \u00e9parses dat\u00e9es entre la fin de l&rsquo;Antiquit\u00e9 et le haut Moyen \u00c2ge<\/h4>\n\n\n\n<p>La fin de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive semble \u00e9galement repr\u00e9sent\u00e9e avec notamment un ensemble de murs d\u00e9gag\u00e9s lors du suivi de travaux, post\u00e9rieurs aux sols du 4e si\u00e8cle et a priori d\u00e9molis au cours haut Moyen \u00c2ge, dont un comporte un <strong>tambour de colonne cannel\u00e9e<\/strong> en remploi (Fig. 06). Enfin, des restes c\u00e9ramiques \u00e9pars dat\u00e9s des 8-9e si\u00e8cles semblent t\u00e9moigner d\u2019une occupation alto-m\u00e9di\u00e9vale ant\u00e9rieure \u00e0 la fondation de l\u2019abbaye.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig6-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3709\" srcset=\"https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig6-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig6-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig6-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.eveha.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Fig6.jpg 2000w\" sizes=\"(max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><figcaption>Fig.6 : Vue z\u00e9nithale d\u2019un ensemble b\u00e2ti d\u00e9gag\u00e9 lors de l\u2019ouverture d\u2019un bassin de r\u00e9tention des eaux pluviales. Cr\u00e9dit : \u00c9veha, 2022.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tudes du mobilier ainsi que des donn\u00e9es r\u00e9colt\u00e9es se poursuivent actuellement et permettront d&rsquo;affiner nos connaissances de ce site et de son occupation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019op\u00e9ration arch\u00e9ologique men\u00e9e sur le site du 10, rue de la Trinit\u00e9 \u00e0 Poitiers a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par le bureau d&rsquo;\u00e9tudes \u00c9veha sous la responsabilit\u00e9 de Sandrine Guillimin dans le cadre du projet d\u2019am\u00e9nagement d\u2019une r\u00e9sidence-services seniors dans l&rsquo;ancienne maison dioc\u00e9saine de Poitiers et de la construction de 14 maisons de ville. 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