Les fouilles archéologiques menées sur le site de Gidy (45) – Montaigu ont été réalisées par le bureau d’études Éveha sous la responsabilité de Cédric Leclerc dans le cadre du projet d’aménagement porté par SAS Sequoia. Les investigations archéologiques ont permis de mettre au jour des vestiges datés de la Protohistoire.
Problématique scientifique du cahier des charges
La fouille prescrite au lieu-dit « Montaigu » s’inscrit dans un environnement archéologique assez dense, mais au sein duquel la période hallstattienne (1er âge du Fer) est cependant encore méconnue. L’opération avait donc pour objectif d’éclairer notre connaissance de l’occupation humaine au cours du Hallstatt et du début de La Tène, à l’échelle du territoire nord orléanais, mais aussi à l’échelle élargie de la Beauce.
Les vestiges préhistoriques
Les périodes du Paléolithique et du Mésolithique sont représentées sur le site par 194 éléments de mobilier lithique répartis relativement équitablement sur l’ensemble des
3,5 ha ouverts par l’opération. Ces découvertes permettent de confirmer une présence humaine dans ce secteur au cours de ces périodes, mais elles n’ont pas permis de mettre en évidence une occupation particulière.

Les vestiges de la période hallstattienne
L’essentiel des résultats de notre fouille concerne, a priori, la période hallstattienne. Cinquante-et-une structures ont pu être mises au jour et fouillées parmi lesquelles on comptabilise 34 fosses et 7 silos. Ces structures en creux se répartissent en deux pôles majeurs séparés par un talweg. Un premier pôle, au sud-ouest de notre emprise, regroupe sur une faible surface 16 fosses et silos. Le second, plus lâche que le précédent, se situe au nord-ouest de l’opération.


Entre ces deux pôles, en bordure nord du talweg, une importante concentration de matériel céramique, contenu dans ce qui semble être un niveau de colluvionnement, se distingue. À proximité de cette concentration, quelques structures pouvant être interprétées comme des trous de poteau ont également été découvertes. Si les structures d’habitat de cette occupation du premier âge du Fer n’ont pas pu être découvertes, ces derniers éléments sont des indices permettant d’émettre l’hypothèse de l’installation de ce même habitat dans ce secteur, d’autant plus qu’il se situe à proximité d’un point d’eau constitué par le talweg.


L’absence de structure d’habitat, souvent constitué de structures peu fondées pour cette période, peut s’expliquer par l’importante perturbation du terrain. En effet, ce sont près d’une centaine d’anomalies qui ont pu être relevées. Celles-ci sont issues d’une part de la végétation et d’autre part de l’activité agricole contemporaine (ornière, labours).

Les vestiges les plus récents sont d’ailleurs à mettre en relation avec cette activité puisque trois drains agricoles ont pu être observés. Ils sont associés à un fossé (aujourd’hui comblé) reprenant le tracé du talweg permettant aussi bien son drainage qu’une délimitation cadastrale.
Les travaux de post-fouille sont en cours et permettront de mieux déterminer la chronologie de l’occupation.

