Les fouilles archéologiques menées sur le site de Lion-devant-Dun (55) – La Haute Borne ont été réalisées par le bureau d’études Éveha sous la responsabilité de Marion Dahlet dans le cadre du projet d’aménagement porté par la Société Christaens sables et graviers du Mouzay. Les investigations archéologiques ont permis de mettre au jour des vestiges de la Protohistoire.
Objectifs scientifiques
La prescription du site de « La Haute Borne » à Lion-devant-Dun s’articulait autour de la découverte d’éléments d’occupation anthropique, attribués au Néolithique et à la Protohistoire de par le mobilier. Une suspicion de paléosol avait aussi été émise au diagnostic. Ces indices d’occupation, rares dans la région, ont conduit à une fouille en aire ouverte sur une surface de 32 000 m².
Adaptation vers des problématiques environnementales
Lors de la fouille, les entités enregistrées se sont principalement révélées être des phénomènes naturels, provoqués notamment par un battement de nappe phréatique très actif. Du mobilier archéologique a été mis au jour, attribué au Néolithique et à la Protohistoire à l’instar du diagnostic, ainsi que des trous de poteau et quelques fosses, indiquant une occupation dont l’aspect reste ténu et la nature à déterminer. Suite aux études géomorphologiques, l’hypothèse d’un paléosol a finalement été écartée.

Problématiques scientifiques de la post-fouille
Au vu des observations faites lors la phase de terrain, il a été convenu avec le service régional de l’Archéologie de réaxer la problématique scientifique du site vers l’étude du paléoenvironnement. Celle-ci comprendra des analyses paléobotaniques afin de tenter de reconstituer le paysage et de déterminer l’aspect forestier ainsi que son évolution. Il sera aussi intéressant de mettre en exergue l’impact des phénomènes naturels sur les sites archéologiques et leur ressemblance, parfois trompeuse, avec une activité anthropique.



